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Commerzbank entourée de multiples rumeurs
La Vie Financière N°3141 / Vendredi 19 Aout 2005 / Catégorie : Actualité

Les spéculations sur la vente de la Commerzbank dopent le titre, qui a rebondi de 15 % depuis début août. Après le rachat d'HypoVereinsbank par l'italien UniCredito, les investisseurs parient sur une nouvelle étape dans la consolidation du secteur bancaire et leurs regards se tournent vers la Commerzbank, dernier acteur de taille significative de la zone euro susceptible de changer de mains. Les noms de BNP Paribas, de l'espagnol Santander et du britannique HSBC, comme acquéreurs potentiels, circulent sur le marché depuis une quinzaine de jours. Des prix ont même été avancés. Des rumeurs sont allées jusqu'à évoquer une OPA de BNP Paribas à 30 euros par action, un ticket d'entrée jugé exorbitant par les analystes qui parient davantage sur une offre autour de 25 euros. Ce prix représenterait déjà une prime de 20 % par rapport au cours actuel de la Commerzbank (qui a déjà progressé de 35 % depuis janvier) et valoriserait la banque à 13 milliards d'euros et à 21,4 fois ses bénéfices estimés pour 2005 ! Néanmoins, on ne peut exclure que le groupe allemand fasse l'objet de surenchères tant il suscite la convoitise.

Si Santander a démenti toute volonté d'acquisition, BNP Paribas et HSBC n'ont pas, comme à leur habitude, commenté les rumeurs. Les deux groupes, auxquels il faut rajouter la Société générale et l'espagnol BBVA, devraient être au coeur des grandes manoeuvres que le marché attend pour le second semestre 2005. Le contexte est en effet des plus favorables. Les taux d'intérêt sont tellement bas qu'il est possible aujourd'hui de s'endetter à bon compte et de faire en sorte qu'une acquisition ne pèse pas sur son bénéfice net par action. En outre, les banques sont assises sur un matelas de liquidités. Selon le Crédit suisse First Boston, BNP Paribas, qui a affiché un bénéfice net de 1,5 milliard d'euros au deuxième trimestre, disposera d'un excédent de trésorerie de 8 milliards d'euros en 2007 !

Klaus Peter Müller, président de Commerzbank qui affirme ne pas avoir été approché par un acquéreur potentiel, le reconnaît : « En laissant la Deutsche Bank de côté, si on veut acquérir un réseau de filiale couvrant tout le territoire en Allemagne, il ne reste que la Commerzbank. » Le patron allemand a fait l'actualité cette semaine pour d'autres raisons. Il fait en effet l'objet d'une enquête sur le blanchiment présumé d'argent sale dans le cadre de privatisations en Russie datant des années 1990.

Le troisième établissement bancaire allemand occupe des positions stratégiques sur le marché des particuliers et des PME (8 millions de clients) qui intéressent évidemment ses concurrents, et surtout les établissements français, peu présents en Allemagne. Ce pays constitue pourtant le premier marché bancaire européen.

Après deux années difficiles, la Commerzbank a en outre été remise sur les rails. « Le groupe est recentré et son profil est en nette amélioration tant sur le plan des risques que sur celui de la rentabilité », souligne un analyste parisien. Du coup, le marché attend un doublement de son bénéfice net cette année, à plus de 800 millions d'euros. Et la direction a confirmé début août son objectif de dégager un rendement net des fonds propres d'au moins 8 % en 2005. Pour les exercices suivants, la progression annuelle devrait être ramenée à 12 %. Enfin, aucun actionnaire historique ne devrait, a priori, venir jouer les trouble-fête. Plus de 84 % du capital de la Commerzbank sont détenus par le public et le reliquat est principalement détenu par Generali et Munich Re qui apprécieraient d'engranger une plus-value. Seule incertitude, Generali, qui a conclu un accord commercial avec la Commerzbank, pourrait craindre de voir son partenaire tomber dans l'escarcelle de BNP, associé historique d'Axa qui, rappelons-le, compte bien se développer outre-Rhin. Cela pourrait donc conduire Generali, en cas d'offre de BNP Paribas, à chercher un chevalier blanc du côté de l'Espagne, par exemple



Conseil : L'action offre encore du potentiel par rapport au prix de l'OPA évoqué sur le marché. Nous sommes donc acheteurs
NATHALIE RAMBAUD
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RODRIGUEZ GROUP RODRIGUEZ GROUP : 2.12€  (+42.81%) 3€
+42.81%
GEMALTO GEMALTO : 16.60€  (+7.08%) 17.69€
+7.08%
ALLIANZ SE ALLIANZ SE : 67.51€  (+6.46%) 71.21€
+6.46%
BOURBON BOURBON : 22.17€  (+5.05%) 23€
+5.05%
SECHE ENVIRONNEM. SECHE ENVIRONNEM. : 45.58€  (+4.70%) 47.31€
+4.70%
NATIXIS 1.35€
-6.57%
HERMES INTERNATIONAL 94.5€
-4.43%
ZODIAC 28.5€
-3.86%
NYSE EURONEXT 19.32€
-3.83%
ALSTOM 40.56€
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