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Comment battre le CAC 40
La Vie Financière N°3234 / Vendredi 01 Juin 2007 / Catégorie : Dossier

la hausse s'accélère. En cinq mois, l'indice phare de la place parisienne a déjà bondi de 10 %. Notre sélection de valeurs pour 2007 fait encore mieux, avec une performance moyenne de 21 %. Pour sécuriser vos plus-values et gagner encore plus d'ici à la fin de l'année, des arbitrages s'imposent.
 

Avec un gain de plus de 9 % depuis janvier, la Bourse de Paris est bien partie pour enregistrer sa cinquième année consécutive de progression : l'occasion pour La Vie Financière de revenir sur les valeurs de notre numéro « Spécial placements » du 8 décembre 2006. Et nos choix ont été plutôt judicieux. Avec une performance de 21,4 % en moyenne, notre sélection surclasse de près de 9 points le CAC 40, ajusté des dividendes versés. La hausse du marché reste alimentée par une croissance économique mondiale robuste, des liquidités abondantes et un niveau record d'opérations financières. A tel point que certains professionnels n'hésitent pas à réévaluer leurs objectifs sur les indices : « Etant donné le niveau encore raisonnable des valorisations, nous misons désormais sur un CAC 40 à 6 450 points fin 2007 », avance Jean-Paul Pierret, directeur de la stratégie à Natexis Bleichroeder. Toutefois, la nette accélération de la tendance depuis avril rend de plus en plus probable une correction à court terme. « Même si le paysage reste favorable aux actions, d'un point de vue tactique, il peut être tentant de prendre des bénéfices aujourd'hui. Nous utilisons des ordres à seuil de déclenchement pour ne pas nous laisser surprendre par un éventuel repli », explique Eric Tazé-Bernard, directeur de la gestion d'Invesco. Mais il ne s'agit pas de tout vendre sans discrimination, car les thèmes porteurs du début d'année resteront d'actualité au second semestre. Revue de détail


Un marché dopé à l'OPA


Opérations financières, croissance des bénéfices... tout concourt pour que le marché poursuive sur sa lancée. A moins que l'envolée du prix des matières premières vienne enrayer cette belle mécanique.


Des fusions à gogo

Le flux des fusions-acquisitions ne tarit pas. Avec déjà 1 000 milliards de dollars au compteur dans le monde depuis le début de l'année, le record de 2006 sera sans nul doute pulvérisé car le contexte reste favorable. Les taux d'intérêt sont toujours à un niveau bas, les fonds d'investissement et les entreprises n'ont jamais été aussi riches, donc à même de mener des opérations de grande envergure. « Le phénomène va se poursuivre grâce aux importantes liquidités présentes sur le marché et à des valorisations encore raisonnables - le CAC 40 ne se paie que 14 fois les bénéfices 2007 », précise Jean-Pierre Hellebuyck, directeur de la gestion à Axa IM. Le premier semestre 2007 a d'ailleurs été l'occasion de surenchères spectaculaires, par exemple dans le secteur stratégique de l'énergie, où l'italien Enel a eu finalement gain de cause dans la bataille contre l'allemand E.On pour le rachat d'Endesa. Une effervescence semblable touche actuellement le secteur bancaire, où l'offre de Barclays sur ABN Amro, à 67 milliards d'euros, a été immédiatement contrée par un consortium mené par Royal Bank of Scotland, qui propose 72 milliards. Les récentes fuites concernant Société générale attestent que la banque française entend elle aussi jouer son rôle dans la concentration européenne : elle aurait identifié huit partenaires potentiels pour un rapprochement. Autre combat mémorable, la tentative de prise de contrôle d'Eiffage par l'espagnol Sacyr. Une opération à 10 milliards d'euros qui a fait bondir l'action de 85 % ! Toujours dans le secteur convoité des concessions, pour la récurrence de ses imposants bénéfices, Vinci et ADP font régulièrement l'objet de rumeurs.

Mais attention aux bulles spéculatives qui font « pschitt » ! L'arrêt des discussions entre Atos Origin et d'éventuels repreneurs a fait retomber le titre aussi vite qu'il s'était envolé. Dans le secteur immobilier, après les fortes hausses de ces dernières années, mieux vaut ne pas espérer de trop belles primes, comme le prouvent les récentes offres de PAI sur Kaufman & Broad ou d'Unibail sur Rodamco.

Il faut donc garder en tête les fondamentaux et le contexte de chaque secteur. Dans l'énergie, la partie est loin d'être finie : si le mariage Suez-GDF ne se concluait pas, d'autres scénarios seraient à l'étude. Parmi les autres dossiers chauds, citons pêle-mêle Vivendi, Saint-Gobain, Alstom, Capgemini, Carrefour... A surveiller : les métiers du logiciel et de l'Internet, où les géants mondiaux croulent sous les milliards de dollars de trésorerie. Dès lors, le prix importe peu quand la proie est belle. C'est ainsi que Microsoft a accepté de payer une prime de 85 % pour s'offrir le spécialiste de la publicité en ligne aQuantive. De quoi faire rêver les actionnaires d'Hi-Media, la petite régie publicitaire online. Et que dire de Business Objects, convoitée notamment par Oracle, ou de toutes les belles SSII françaises, comme Devoteam ou Sopra, qui sont des cibles potentielles pour des étrangers souhaitant étendre leur emprise en Europe.

Des bénéfices toujours en hausse

Après quatre exercices de croissance bénéficiaire à deux chiffres, les investisseurs craignaient cette année un net ralentissement de la hausse des profits. Il n'en est rien. Les prévisions de croissance des profits constituent même un soutien appréciable pour les actions. Certes, le résultat net par action des valeurs composant l'indice SBF 120 devrait progresser en moyenne de 7,7 %, ce qui est inférieur aux 9 % attendus par les analystes en début d'année, mais cela s'explique par un effet de comparaison moins favorable compte tenu de résultats 2006 meilleurs que prévu. Plus important : il n'y a eu ni accidents retentissants ni révisions massives à la baisse. Mieux, la cadence devrait s'accélérer en 2008, grâce au dynamisme de l'économie mondiale. Contrairement aux inquiétudes, celle-ci reste soutenue. Forte dans les pays émergents, Chine et Inde en tête, elle ne s'est pas effondrée aux Etats-Unis et a suscité de bonnes surprises en Europe. A cet environnement favorable s'ajoute une boulimie d'acquisitions, qui permet aux entreprises de doper leur croissance. Pas étonnant, donc, que bon nombre de sociétés aient revu à la hausse leurs perspectives pour l'ensemble de l'exercice. Dans les secteurs industriels, Schneider et Alstom tirent parti de leur positionnement sur les marchés émergents, tout comme Danone et Pernod Ricard dans l'agroalimentaire. Les acteurs du BTP ont, pour leur part, bénéficié de conditions climatiques très favorables, qui expliquent notamment les nouveaux objectifs plus ambitieux de Vinci. De même, dans les matériaux de construction, Lafarge devrait réaliser une nouvelle année record en 2007. Dans le secteur des technologiques aussi, le baromètre est au beau fixe : Dassault Systèmes et Business Objects sont résolument optimistes. De quoi rassurer les investisseurs ! 2007 devrait donc être une nouvelle année de croissance bénéficiaire... à moins qu'un dollar fort, la hausse du prix du pétrole et celle des matières premières n'enrayent cette belle mécanique dans la seconde partie de l'année.

Des matières premières durablement chères

De la pomme de terre au cuivre, du maïs au nickel, de la banane au pétrole... tout flambe. C'est bien évidemment le rythme de croissance effréné de la Chine et la vigueur de l'économie mondiale qui expliquent ce renchérissement de toutes les matières premières. Bonne nouvelle : le phénomène ne pénalise pas pour l'instant la marche générale des affaires, les économies occidentales étant beaucoup moins dépendantes que par le passé, et l'hypothèse d'un choc pétrolier façon années 1970 semble écartée. Malgré un prix du baril multiplié par plus de 3 en trois ans, l'inflation a été contenue à un niveau très raisonnable dans la zone euro, ne dépassant jamais le chiffre de 2,5 %. Et le pétrole cher se révèle même une excellente opportunité pour certains, et pas toujours pour ceux que l'on croit... Si les majors comme Total se traînent en Bourse, les spécialistes des énergies « vertes » sont à la fête : EDF Energies nouvelles (+ 51 % depuis l'introduction), Séchilienne-Sidec et autres Theolia ont été portés au pinacle par les investisseurs. De la même manière, le distributeur d'aciers spéciaux IMS a tiré parti d'un véritable effet d'aubaine, grâce au triplement du prix du nickel depuis début 2006. Cette phase de hausse du prix des matières premières ne connaîtra pas de répit, prévient Philippe Chalmain, coordinateur du rapport Cyclope sur l'évolution des marchés mondiaux. Du moins tant que la croissance chinoise ne freinera pas, soit pas avant 2011. Autant dire que les secteurs sensibles doivent aujourd'hui s'adapter à cette nouvelle donne.


Nos choix 2007 au crible


Supérieure de 9 points au marché, la performance de notre sélection 2007 incite à reconsidérer certains investissements. Mais d'autres titres conservent tout leur potentiel.


Les échappés

Avec des gains allant jusqu'à 80 %, quatre valeurs emmènent la sélection de La VF dans une course folle. Profitant d'une demande soutenue et des prix élevés des métaux, CFF Recycling caracole en tête à la faveur de bons résultats. Et rien ne permet d'anticiper un retournement de tendance pour le spécialiste du recyclage. D'une manière générale, les valeurs liées aux matières premières - hors pétrole - et celles qui sont estampillées infrastructures ont réalisé de belles performances. Par exemple Nexans : le fabricant de câbles a bondi de 50 % depuis notre conseil d'achat. Il faut dire que la demande est bien orientée dans tous ses débouchés, particulièrement dans l'énergie. Ajoutez à cela la réorganisation de son portefeuille de métiers vers les activités à plus forte marge, et l'ex-filiale d'Alcatel n'a pas terminé son ascension. Pour d'autres dossiers, l'envolée boursière s'explique par un cocktail explosif de perspectives favorables et de spéculation. C'est notamment le cas d'ADP, les rumeurs évoquant une prochaine sortie de l'Etat.

Face à de tels parcours, la tentation est forte de prendre ses bénéfices. Mais, lorsque les fondamentaux restent solides et les prévisions prometteuses, mieux vaut continuer à se laisser porter en se contentant de conserver. C'est ce que nous conseillons de faire pour Nexans (objectif 130 euros). Sur d'autres dossiers, l'investisseur a même intérêt à renforcer sa position. Malgré sa hausse de 48 %, Du pareil au même se paie moins de 12 fois les bénéfices attendus en 2008 et n'a pas encore épuisé tout son potentiel. La poursuite de l'amélioration de ses marges et son côté spéculatif avec la prochaine réorganisation du capital devraient doper le titre. En revanche, certaines sociétés commencent aujourd'hui à devenir correctement valorisées. CFF Recycling pourrait ainsi marquer le pas, d'autant que la fusion-absorption récemment annoncée avec Penauille n'est pas du goût des investisseurs. Quant à ADP, le titre se paie aujourd'hui 13 fois son excédent brut d'exploitation, et mieux vaut également sécuriser une partie des gains au cas où la spéculation viendrait à se dégonfler.

Le peloton

A vive allure ! Derrière les quatre échappés du premier semestre, le gros des troupes pédale à une bonne cadence. Ce peloton de douze coureurs est plutôt allongé, avec des gains s'étalant entre 8 et 25 %, mais il a dans l'ensemble roulé plus vite que le marché. Là encore, nombre de valeurs ont été dopées par leur dimension spéculative, ce qui a permis à plusieurs d'entre elles de grimper jusqu'aux objectifs de cours que nous avions fixés (Dexia, Wendel Investissement, Hi-Media, Rhodia, Cafom, Vinci). Ainsi l'entrée de François Pinault dans le capital de Vinci a provoqué une brusque envolée de la valeur du numéro un mondial du BTP et des concessions. Dans la banque, le spécialiste du financement public Dexia bénéficie de la fièvre spéculative dans le secteur en Europe. Hi-Media, l'une des rares proies de taille significative en Europe dans le secteur en pleine croissance de la publicité sur Internet, pointe aux avant-postes (+ 23,6 %). La valorisation n'est pas exagérée et une nouvelle accélération n'est pas exclue, alors que les acteurs américains du secteur se font croquer les uns après les autres par les géants de la communication et d'Internet. Même effet de sympathie du marché pour Sopra : après l'opération avortée sur Atos-Origin et celle en cours sur GFI, sera-t-il la prochaine cible dans le secteur des SSII ? Devoteam est une autre proie possible dans le secteur, mais, à 15 fois le résultat net espéré en 2007, il semble prudent de prendre une partie de ses bénéfices. Surtout que les frères de Bentzmann, qui dirigent l'entreprise, sont encore jeunes et ne sont sans doute pas pressés de la céder.

Les mouvements spéculatifs sur certaines sociétés (Legrand, Stallergènes...) détenues en portefeuille par Wendel Investissement et Eurazeo ont permis à ces deux sociétés de capital-investissement de faire bonne figure. Le petit distributeur Cafom a, lui, tiré parti de sa stratégie de croissance avec la confirmation d'une importante acquisition. De son côté, Rhodia a poursuivi son redressement, tandis que Neopost a publié une fois encore de bons résultats et confirmé de belles perspectives de croissance. Enfin, Norbert Dentressangle et Essilor International ferment la marche avec une performance légèrement inférieure à celle du marché. L'année 2007 se présente bien pour le transporteur, qui vise, sur l'exercice, une croissance interne de 6 à 8 %. Quant au leader mondial de l'optique ophtalmique, il bénéficie d'une forte visibilité sur sa croissance future du fait du vieillissement de la population et de l'importance grandissante de la demande dans les pays en voie de développement. Au premier trimestre, les ventes ont bondi de 11 %, en partie grâce aux acquisitions. Ces deux valeurs pourraient se rattraper d'ici à la fin de l'année, c'est pourquoi nous restons à l'achat. Nous conseillons aussi de renforcer les positions sur Hi-Media, avec un objectif relevé à 9 euros, mais aussi sur Neopost, Rhodia et Sopra. On conservera précieusement les autres valeurs en portefeuille pour jouer une poursuite de la hausse au second semestre.


Les attardés

Bonne nouvelle ! Nos coureurs favoris n'ont certes pas tous tenu leurs promesses, mais aucun n'est encore bon pour la voiture-balai. La lanterne rouge, Altran, n'a guère abandonné que 2,3 %, ce qui est loin d'être catastrophique. Si la marge d'exploitation courante du groupe de conseil en technologie a reculé de 6,5 % en 2005 à 5,1 % l'an dernier, le premier trimestre 2007 a donné un signe encourageant, avec une croissance de 6,1 %. Le titre reste risqué, mais son potentiel est élevé : sa capitalisation est légèrement inférieure à celle du concurrent Alten, malgré un chiffre d'affaires 2,3 fois supérieur. Quasiment roue dans roue avec lui, Scor en conserve aussi sous la pédale. Au bord du gouffre il y a cinq ans, le réassureur a réussi son redressement et le résultat net a progressé de 43 % (à 76 millions d'euros) au premier trimestre. Le titre patine dans l'attente de l'augmentation de capital destinée à financer le rachat de Converium, qui va permettre au réassureur de se propulser à la cinquième place mondiale de son secteur. Intercalé entre les deux derniers et le peloton, un petit groupe n'a pas su tenir le rythme élevé imposé par le marché, sans avoir à rougir. Total a vu ses bénéfices amputés au premier trimestre, du fait du recul du prix du brent, mais le baril de pétrole a retrouvé des couleurs depuis, revenant au-dessus de 70 dollars. Valorisée moins de 11 fois les bénéfices attendus, la major française conserve sa place en fond de portefeuille. A en croire les analystes de JP Morgan, les pétrolières européennes, en retard sur leurs homologues américaines, mériteraient un rattrapage significatif.

Pizzorno Environnement, qui évolue sur le secteur porteur du traitement des déchets, a sans doute pâti de l'absence de nouvelles positives, alors que la direction avait laissé espérer la signature d'un gros contrat avec la ville de Tunis, toujours pas concrétisée, mais sa performance reste honorable. Plus à la peine, Danone n'a pourtant pas démérité, poursuivant sa croissance (+ 10 % au premier trimestre 2007) dans ses trois métiers (produits laitiers, biscuits, boissons). Réveillé en 2005 par les rumeurs de rachat par PepsiCo, le titre avait accéléré l'allure en 2006 avant de reprendre son souffle ces derniers mois. Mais Danone n'a pas dit son dernier mot et pourrait à nouveau éveiller la gourmandise d'un prédateur. Quant à M6, le titre fait du surplace depuis le début de l'année, mais le rendement de 3,7 % permet de patienter en attendant des jours meilleurs car, si la visibilité est réduite sur la publicité télévisée, la chaîne a augmenté sa part de marché au premier trimestre. Croissance, rentabilité, bilan solide : elle a toutes les qualités pour venir recoller au peloton. Rien n'est donc perdu pour nos traînards, qui ont encore des ressources pour mieux négocier l'étape du second semestre.


Les valeurs moyennes à haut risque


Depuis le temps que les oiseaux de mauvais augure annoncent la fin des valeurs moyennes, on ne sera pas étonné de voir le marché les contredire une nouvelle fois. L'indice CAC Mid & Small 190 monte de 10,4 % depuis le début de l'année, et a même fait preuve d'une étonnante résistance lors de la secousse boursière de février. « Le risque sur les petites et moyennes valeurs, mesuré par leur volatilité sur trois mois, est inférieur à celui des grandes durant les six dernières années », expliquent les analystes de Kepler Equities. Ce bureau d'études est d'ailleurs résolument optimiste, puisqu'il table sur une hausse moyenne de 15 % des valeurs moyennes européennes cette année. L'objectif peut toutefois sembler un peu trop ambitieux. Avec une progression de 14 % de leur bénéfice par action attendue en 2007, leur croissance bénéficiaire reste certes supérieure à celle des grandes capitalisations. Et beaucoup d'entre elles sont des cibles désignées pour des rachats. Il n'empêche, les valorisations sont élevées. « L'ensemble du marché devrait corriger. Or, les valeurs moyennes affichant une prime de 40 % par rapport à leurs grandes soeurs, elles devraient baisser plus rapidement, prévient Philippe Ezeghian, directeur de la recherche actions à Fortis. Je conseille donc de prendre des bénéfices sur les titres qui ont fortement monté et de renforcer la position sur des valeurs plus défensives combinant forte visibilité et valorisation raisonnable comme Saft ou Téléperformance. » Autres dossiers à surveiller pour profiter d'un possible retournement du marché : Soitec, Carbone Lorraine, Séché Environnement, Bonduelle, Bénéteau, Ipsos, Groupe Vial...


Les six champions

de Notre sélection 2007*

Au 28.5.2007

CFF Recycling + 80,6 %

Aéroports de Paris + 66,5 %

Nexans + 49,8 %

Du pareil au même + 47,8 %

Eurazeo + 24,5 %

Vinci + 23,8 %

*Calculée sur le cours d'achat mentionné dans notre numéro « Spécial placements 2007 » ou, à défaut, sur le cours de clôture au 8.12.2006, la performance tient compte des opérations sur capital (regroupements d'actions, notamment) et des dividendes versés.



Frédéric Cazenave, Xavier Diaz et Emmanuel Schafroth
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RODRIGUEZ GROUP RODRIGUEZ GROUP : 2.12€  (+42.81%) 3€
+42.81%
GEMALTO GEMALTO : 16.60€  (+7.08%) 17.69€
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ALLIANZ SE ALLIANZ SE : 67.51€  (+6.46%) 71.21€
+6.46%
BOURBON BOURBON : 22.17€  (+5.05%) 23€
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SECHE ENVIRONNEM. SECHE ENVIRONNEM. : 45.58€  (+4.70%) 47.31€
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NATIXIS 1.35€
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HERMES INTERNATIONAL 94.5€
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ZODIAC 28.5€
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