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| Clarins dérape après la perte d'un contrat |
| La Vie Financière N°3082 / Vendredi 02 Juillet 2004 / Catégorie : Actualité |
EN BAISSE: - 4 % |
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Mercredi 30 juin, l'action du groupe de cosmétiques perdait jusqu'à 6,4 % en séance, frôlant le plancher des 50 euros. Cette baisse fait suite à l'annonce du non-renouvellement par Procter & Gamble du contrat qui le liait à Clarins pour la distribution de ses marques de parfums aux Etats-Unis. En fait, la question se posait depuis que l'américain avait racheté début 2003 l'allemand Wella, qui possède sa propre filiale de distribution de parfums. Procter & Gamble étant désormais en mesure d'assurer cette activité, ses relations avec Clarins semblent compromises. Mais la direction du groupe français s'était montrée encore récemment confiante. D'où la déception du marché, même si cette nouvelle n'est pas une catastrophe. Pour Clarins, la distribution de parfums pour compte de tiers a généré, tous pays confondus, 99,5 millions d'euros de chiffre d'affaires en 2003. Sur le seul territoire américain, ces ventes sont estimées à 80 millions d'euros, soit 9 % du chiffre d'affaires consolidé. La perte d'activité ne sera donc pas négligeable. Mais cette division est peu lucrative. Sa marge d'exploitation est inférieure à 5 % (2,3 % en 2002, dernier chiffre rendu public), contre 13,2 % pour la marque Clarins. Les analystes estiment que l'impact négatif sur le résultat d'exploitation sera de l'ordre de 3 %... en 2006 car le contrat n'expirera que le 31 décembre 2005. Rien ne bougera donc ni cette année ni l'an prochain, où les analystes tablent sur un rebond du bénéfice par action. A plus long terme, se pose néanmoins la question du développement de l'activité parfums de Clarins sur le marché concurrentiel mais incontournable des Etats-Unis. Les marques Thierry Mugler et Azzaro y réalisent 48 millions d'euros de chiffre d'affaires quand on évoque un minimum de 100 millions pour survivre. En outre, chaque marque a sa force de vente. Une organisation appelée à évoluer et un nouveau défi pour le français Conseil : Conserver. Le cours reste supérieur à nos conseils d'achat. Il n'y a pas de raison de se séparer de ses titres dans l'urgence, d'autant que les semestriels sont attendus comme étant de bonne facture |
Annie Courty |
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