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| Ciel dégagé |
| La Vie Financière N°3161 / Vendredi 06 Janvier 2006 / Catégorie : Bourse |
SES GLOBAL |
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Le premier opérateur mondial de satellites reste sur une trajectoire ascendante. Certes, SES Global compte parmi les meilleures performances boursières de l'année écoulée, avec une progression de près de 55 % en douze mois. Mais il n'a pas épuisé son potentiel, d'autant que plusieurs événements intervenus en décembre militent pour une poursuite de cette hausse : l'acquisition de son concurrent New Skies ; la cotation d'un autre opérateur, Eutelsat, à Paris ; la politique de rachat d'actions ; et, enfin, l'injonction faite par la Commission européenne au GRand-Duché luxembourgeois, actionnaire de référence de SES Global, de lever les clauses qui verrouillent le capital du groupe. Synergies Sans conteste, l'acquisition de New Skies a servi de catalyseur. Elle permet au groupe européen de renforcer sa présence dans des zones dynamiques comme le subcontinent indien, le Moyen-Orient ou l'Afrique. SES en profite aussi pour se développer dans les services gouvernementaux (transmissions militaires, par exemple). Si ceux-ci offrent moins de visibilité que les transmissions télévisées, ils sont en revanche plus rentables. Cette complémentarité a été acquise à un prix raisonnable : 1,16 milliard de dollars (760 millions en espèces et 400 millions de reprise de dettes), valorisant New Skies à 8 fois son excédent brut d'exploitation, alors que SES se traite à près de 12 fois. Cela sans déséquilibrer la structure financière du groupe : une fois l'opération arrivée à son terme mi-2006, sa dette nette ne représentera que 3 fois l'excédent brut d'exploitation, alors que la moyenne du secteur se situe entre 4 et 5 fois. Les synergies sont importantes entre les deux opérateurs de satellites et devraient, selon un analyste financier, amener à une révision à la hausse des estimations de bénéfice par action (4 % pour 2007 et 6 % pour 2008). L'impact sur la capacité d'autofinancement devrait être plus important (+ 10 à 15 %) car, jusqu'en 2010, les besoins d'investissement de New Skies seront limités. Pour le moment, SES Global est une valeur relativement peu suivie par les analystes à Paris. Mais l'arrivée d'Eutelsat en Bourse en décembre a donné naissance à un minisecteur pesant près de 10 milliards d'euros de capitalisation, une situation qui devrait être bénéfique aux deux sociétés concurrentes, surtout à SES pour le moment. Cette introduction a été considérée au début comme une menace pour le titre SES Global car elle aurait entraîné des arbitrages à son détriment. Mais les chiffres sont là : Eutelsat est resté arrimé à son cours d'introduction de 12 euros, alors que SES a progressé de près de 10 % depuis début décembre. Ce qui semble donner raison à Romain Bausch, PDG de SES Global, qui voyait dans l'arrivée d'Eutelsat une « opportunité » (lire La Vie Financière du 2 décembre). D'autres éléments devraient contribuer à soutenir le titre, comme la poursuite de la politique de rachat et d'annulation d'actions. L'opérateur de satellites a ainsi dépensé un peu plus de 500 millions d'euros en 2004 pour reprendre près de 50 millions de ses titres (6,8 % du capital) annulés en décembre. Dans la foulée, les actionnaires ont approuvé, au cours de l'assemblée générale exceptionnelle du 8 décembre, un nouveau programme de rachat pouvant aller jusqu'à 10 % des actions en circulation, à un prix unitaire compris entre 9,75 et 16,75 euros. Par ailleurs, sous l'injonction de Bruxelles, le Luxembourg sera contraint à renoncer à la disposition lui permettant de s'opposer à la montée au-delà de 20,1 % du capital d'un autre actionnaire. Même sans donner un caractère spéculatif au titre, cette clarification devrait accroître la mobilité de l'actionnariat Conseil : Passer à l'achat avec un objectif de 17,50 euros |
T. Z. |
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