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| La Vie Financière N°3247 / Vendredi 31 Aout 2007 / Catégorie : Bourse |
Cerep |
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Enfin une bonne nouvelle pour Cerep : la croissance est de retour ! Le chiffre d'affaires du premier semestre 2007 a augmenté de 12,8 %, à 25 millions d'euros (à taux de change constant). Du coup, la société spécialisée dans la recherche et développement de médicaments pour le compte de l'industrie pharmaceutique, attire l'attention des investisseurs : le titre a rebondi de 7 % depuis la mi-août après plusieurs années noires. Le groupe bénéficie de la hausse des ventes pour ses deux activités. La croissance relative aux services précliniques a atteint 31 % (hors éléments exceptionnels et taux de change constant), grâce à l'activité destinée à identifier les effets secondaires des futurs médicaments. Les ventes des services cliniques repartent elles aussi à la hausse (+ 22 % à taux de change constant). En effet, la société profite du dynamisme de sa filiale américaine Hesperion US et de l'acquisition de Touchstone. Mais, surtout, Cerep bénéficie de l'arrêt de l'activité chimie, qui n'était pas rentable, ainsi que de l'abandon des programmes de recherche en propre de nouveaux médicaments. Recentrage Le groupe change donc complètement de visage et devient une société de services spécialisée dans l'industrie pharmaceutique. Il se donne la possibilité de renouer avec les bénéfices, en réalisant des économies sur les dépenses de recherche. De plus, l'arrêt de cette activité permet à l'entreprise de disposer de certains actifs. « Nous cherchons des acquéreurs », nous précise le directeur financier, Jacques Madinier. Cependant, à l'image de l'extension de l'accord passé avec le numéro un mondial de la pharmacie Pfizer (jusqu'en 2009), le groupe devra continuer à nouer des partenariats avec de grands laboratoires pharmaceutiques. En attendant, malgré la hausse des ventes, le recentrage stratégique risque encore de peser sur les résultats de cette année. D'après les estimations des analystes, des pertes sont à nouveau à prévoir. Enfin, une augmentation de capital n'est pas à exclure, afin de financer des acquisitions nécessaires à la nouvelle politique. Il semble toutefois un peu prématuré pour un investisseur particulier de se positionner sur la valeur, compte tenu de ces incertitudes Conseil : On restera à l'écart, mais on suivra avec attention l'évolution du groupe dans les mois à venir, afin d'évaluer le succès de la nouvelle stratégie |
J.-B. A. |
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