Archives
| Cession en vue |
| La Vie Financière N°3241 / Vendredi 20 Juillet 2007 / Catégorie : Bourse |
Groupe ONET |
|
Une nouvelle page de l'histoire du leader français des services aux entreprises va se tourner. Détenu à hauteur de 87,8 %, et à parité, par les deux familles héritières du fondateur Hippolyte Reinier, Groupe Onet pourrait bien changer de propriétaire dans les prochaines semaines. La famille Fabre, qui possède 43,9 % du capital, a décidé de vendre sa participation. Elle a pour cela mandaté la banque Rothschild. Des industriels du secteur et des fonds auraient de sérieuses vues sur cette société. Présente dans les métiers de la propreté (62 % des revenus), de la technologie en milieux extrêmes, de la sécurité et de l'intérim, son chiffre d'affaires s'est élevé à 1,15 milliard d'euros en 2006, avec une marge opérationnelle de 3,66 %. La cession pourrait être bouclée d'ici à la fin du mois. Au rang des acheteurs potentiels se trouve la famille Reinier, qui bénéficie d'un droit de préemption sur les titres détenus par la famille Fabre, selon les termes d'un pacte d'actionnaires. Pour exercer ce droit, les Reinier pourraient, eux, s'allier aux cadres de l'entreprise ainsi qu'à un fonds familial. Question de prix Tout va désormais être une question de prix. Car, après l'annonce de la mise en vente des 43,9 % du capital, le titre s'est envolé en Bourse. Nous pensons que cette cession pourrait se réaliser à un prix supérieur au cours actuel. Nous tablons sur une croissance moyenne de 5 % du pôle propreté et sur une progression supérieure à 10 % des activités de diversification. Dans ces conditions, nous estimons le chiffre d'affaires à 1,45 milliard d'euros à l'horizon 2008 (+ 26 %). Gestion saine, faible dette Cette croissance devrait avoir un effet positif sur la rentabilité opérationnelle, que nous prévoyons à 4 %. L'entreprise est bien gérée et peu endettée. Sur la base de ces hypothèses, la valeur d'entreprise (capitalisation plus dettes nettes) de Groupe Onet représente 8 fois l'excédent brut d'exploitation estimé pour 2008. Or les sociétés du secteur des services aux entreprises capitalisent plus de 9 fois ce même ratio. Compte tenu de la prime de contrôle dont devra s'acquitter l'acquéreur de la participation de la famille Fabre, la cession pourrait se faire à plus de 190 euros par action Conseil : Acheter à titre spéculatif vers 155 euros. L'étroitesse du flottant et la faible liquidité expliquent en partie la forte progression de l'action. Mais le titre recèle encore un potentiel d'appréciation, avec un objectif de cours que nous fixons à 190 euros |
X. D. |
Copyright © La Vie Financière. Tous droits réservés. |
Toutes les archives /
Retour




