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| Ce montage innovant est le meilleur qui soit pour tous nos actionnaires |
| La Vie Financière N°3218 / Vendredi 09 Février 2007 / Catégorie : Bourse |
En exclusivité pour La VF, le PDG de GFI revient sur son projet, dont l'augmentation de capital controversée de 56 millions d'euros réservée à Itefin Participations, holding de participation du fonds d'investissement Apax Partners. |
Jacques Tordjman, PDG de GFI |
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Pourquoi avoir choisi une augmentation de capital réservée, qui ne met pas sur un pied d'égalité tous les actionnaires ? J. T. Il nous fallait impérativement consolider notre actionnariat, qui, très dispersé, entraîne une forte volatilité du titre sans que la valorisation du groupe ne progresse durablement. Avec un chiffre d'affaires 2006 de 633 millions d'euros, une rentabilité proche du peloton de tête des moyennes et grandes SSII et un endettement net d'environ 30 % des fonds propres, nous ne pesons en Bourse que 320 millions ! Pourtant, au cours des dernières années, GFI s'est restructuré, recentré et développé sur des prestations à plus forte valeur ajoutée. La croissance hors acquisitions est repartie et la rentabilité s'est redressée. Cette sous-valorisation nous empêche de réaliser des acquisitions par échange de titres dans de bonnes conditions. De la même façon, si nous avions fait un appel public à l'épargne, l'opération n'aurait pu se faire qu'avec une décote sur le cours de Bourse, et nos actionnaires auraient été également dilués. Apax Partners sera notre actionnaire important, stable, qui appuiera le management de GFI et l'aidera dans ses acquisitions. Que dites-vous à vos actionnaires fidèles ? Ils seront gagnants ! La stabilité de notre actionnariat gagnée avec cette opération nous donnera du crédit non seulement vis-à-vis de nos clients, mais aussi à l'égard des sociétés que nous pourrons acquérir. Notre plan de développement, dont l'objectif est d'atteindre 1 milliard d'euros de chiffre d'affaires, va pouvoir passer la vitesse supérieure et se réaliser dans les trois ans à venir. Par ailleurs, point important, notre dividende pourrait doubler de façon à ce que le holding Itefin, qui va détenir 27 % de GFI, puisse rembourser la dette contractée dans le montage financier. Tous nos actionnaires vont donc en bénéficier ! Et l'équité entre les actionnaires, qu'en faites-vous ? Ce montage innovant est le meilleur qui soit pour résoudre les problèmes à l'origine de notre décote. Les dirigeants actionnaires, qui apportent leurs titres GFI au holding, et le nouvel investisseur, Apax Partners, qui injecte 56 millions de fonds propres, vont supporter tous les risques de ce projet, à commencer par le blocage durant plusieurs années de leur participation dans une structure non cotée. Sans parler de l'endettement du holding : si la conjoncture devenait difficile, comme en 2001, nous serions en première ligne ! En contrepartie de ces risques, nous bénéficions de l'effet de levier de cette opération de capital-développement. Quel est le calendrier de l'opération ? Nous avons reçu l'aval unanime du conseil d'administration et un excellent accueil de nos salariés, à qui est réservée une augmentation de capital de 3 millions d'euros, à des conditions préférentielles. L'assemblée générale visant l'approbation de l'opération aura lieu mi-mai. Quelle serait la participation d'Itefin dans GFI si tous les bons de souscription attachés aux nouvelles actions étaient exercés ? 31 % au maximum. Itefin n'a vocation ni à atteindre la minorité de blocage, ni a fortiori à prendre le contrôle de GFI, dont le capital restera ouvert. Que ferez-vous de cet argent frais si l'opération est votée lors de l'assemblée ? Nous pensons lever 59 millions d'euros. Nous pourrons alors accélérer notre développement par l'acquisition de sociétés pesant entre 5 et 30 millions d'euros de chiffre d'affaires. Cette année, nous espérons acquérir entre 50 et 60 millions d'euros de chiffre d'affaires supplémentaire. Nous visons des spécialistes, par métiers et par secteurs, la banque, la monétique ou l'informatique embarquée, où nous avons déjà des équipes d'une centaine de personnes. Nous cherchons aussi à nous renforcer en Espagne et au Portugal. Vos performances 2006 vont-elles contribuer à motiver les actionnaires ? En 2006, la croissance interne s'est élevée à 7,4 %, plutôt dans le haut de la fourchette que nous avions indiquée début 2006 et au-delà de l'ensemble du marché des services informatiques. Comme annoncé, l'Italie, qui nous a posé de sérieux problèmes ainsi qu'à la plupart de nos compétiteurs, est revenue à l'équilibre au second semestre. Rendez-vous le 19 mars pour la publication des résultats annuels |
Propos recueillis par Edouard Ballot |
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