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| CRÉDIT LYONNAIS : La spéculation retombe |
| La Vie Financière N°2968 / Vendredi 26 Avril 2002 / Catégorie : Actions |
La VFaux assemblées |
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C'est le mercredi 24 avril, lendemain de l'assemblée générale de la Société générale, et dans le même lieu, le Palais des congrès de Paris, que le Crédit lyonnais a réuni ses actionnaires. Satisfaits, ces derniers sont allés jusqu'à applaudir les propos du directeur général, Dominique Ferrero, sur les résultats 2001 et sur les objectifs de hausse des bénéfices. Les similitudes s'arrêtent là. Alors que le discours de Daniel Bouton avait été salué en Bourse par une hausse de l'action Société générale, celui de Jean Peyrelevade a provoqué un recul de 4 % du titre Crédit lyonnais. « Je lis ici ou là que le GAP (Groupement d'actionnaires partenaires, constitué lors de la privatisation et contrôlant 32,3 % du capital) est déstabilisé et que, après les législatives, le Crédit lyonnais sera un champ de bataille, une bataille déclenchée par la vente par l'Etat de sa participation de 9,5 %. Je ne crois pas à ce scénario. [...]. Je n'ai aucun souci quant au maintien des actionnaires partenaires jusqu'en juillet 2003, voire au-delà. [...]. Oui, il se passera quelque chose, mais nous ne sommes pas pressés. Je ne crois pas du tout aux chances d'un intervenant externe. De façon rationnelle et affective, je crois que l'avenir du Crédit lyonnais se déterminera au sein du GAP existant et avec ceux de nos actionnaires qui veulent nous accompagner dans notre développement, et j'espère qu'ils seront nombreux. Plusieurs solutions sont devant nous. Nous n'avons pas du tout déterminé celle que nous serons amenés à privilégier. » Ces déclarations ont provoqué des prises de bénéfices immédiates sur un titre qui avait gagné près de 29 % depuis le début de l'année. Ce n'est pas la première fois que Jean Peyrelevade brise une tendance haussière de l'action Crédit lyonnais. Cependant, quelles que soient ses qualités de gestionnaire, un dirigeant n'est pas maître de l'évolution du capital de son groupe. Et, dans le cas du Crédit lyonnais, on voit mal un actionnaire membre du GAP en prendre le contrôle sans indemniser les autres porteurs... Par ailleurs, le président a indiqué les premières tendances de l'exercice en cours. Le Crédit lyonnais devrait dégager un résultat au 30 mars comparable à la moyenne de ceux des quatre trimestres 2001 (soit 203 millions d'euros). Dans les activités de réseau, le coût du risque reste faible tandis que se poursuit le développement commercial. En gestion d'actifs, 3 milliards d'euros de nouvelles souscriptions, soit 2 % des encours 2001, ont été enregistrés. Enfin, en banque d'investissement et de financement, les revenus régressent, mais aucune nouvelle provision n'a été nécessaire, si ce n'est sur des dossiers déjà existants, aux Etats-Unis exclusivement. Conseil : ACHETER à titre spéculatif |
Marie Lafourcade |
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