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Bruno Bich : « Bic continue à gagner des parts de marché »
La Vie Financière N°2991 / Vendredi 04 Octobre 2002 / Catégorie : Actions

S'il reste confiant sur l'avenir du groupe, le président de Bic est prudent pour 2002.
 
INTERVIEW
 

Vous aviez qualifié 2001 d'« année de consolidation ». Comment se déroule 2002 ?

Le premier semestre a été bon. Cependant, la part du chiffre d'affaires des produits classiques, qui s'était réduite depuis deux ans, s'est stabilisée cette année. Et, dans le marquage publicitaire, les entreprises se rabattent sur ces produits classiques au détriment de ceux à valeur ajoutée. Elles ont ainsi un plus grand nombre d'articles pour le même prix. Ces phénomènes illustrent la frilosité actuelle des consommateurs. En conséquence, nous sommes, nous aussi, prudents pour la fin de l'année et avons ramené notre objectif de croissance des ventes pour l'exercice à 3 %, contre 5 % prévus initialement. Les fondamentaux du groupe restent très sains : nos parts de marché augmentent et nous lançons de nouveaux produits. Nous adaptons juste notre objectif annuel au contexte économique mondial. L'anticipation d'une augmentation des bénéfices avant et après impôts, supérieure à celle des ventes, est en revanche maintenue.

Quelles sont les positions de Bic dans la papeterie et comment se déroule le plan de rationalisation ?

Le marché mondial sur lequel nous sommes, qui regroupe l'écriture, le coloriage, la correction et les marqueurs, s'élève à environ 6,5 milliards d'euros et connaît une croissance annuelle de 2 à 3 %. Au premier semestre 2002, nous avons enregistré une progression de 8 % à valeur constante des ventes de cette branche. Nous continuons donc à gagner des parts de marché. Le plan de rationalisation se poursuit conformément à ce qui avait été annoncé, soit 13 millions d'économies cette année et 20 millions l'an prochain, pour un coût total de 26 millions d'euros, dont 7 millions cette année. Une partie des économies engrangées a, comme prévu, été réinvestie dans le marketing, les opérations promotionnelles et la publicité.

L'américain Pfizer ne vous cédera pas son activité rasoirs Schick-Wilkinson. Où en sont vos projets de croissance externe ?

Notre objectif n'est pas la taille pour la taille. Dans nos activités, une opération de croissance externe devrait nous apporter soit une marque forte, soit des parts de marché importantes, soit une technologie que nous n'avons pas. Côté chiffres, nous regarderions le rendement sur investissement et le potentiel de développement des synergies à terme. Nous serions intéressés par une acquisition stratégique dans chacune de nos branches d'activité, mais les opportunités dans le briquet ou les rasoirs sont plutôt rares. Reste le secteur de la papeterie.

Seriez-vous prêt à ajouter une quatrième corde à votre arc et quels sont vos moyens financiers ?

Aujourd'hui, ce n'est pas une priorité. Nous souhaitons avant tout développer nos trois activités en poursuivant notre politique de lancement de nouveaux produits à valeur ajoutée et d'expansion géographique. Développer une nouvelle activité sur un marché qui croît rapidement et qui capitalise sur nos capacités de production pourrait à terme être envisageable. Ce qui nous intéressera alors avant tout, c'est une acquisition dans des produits de grande consommation qui sont appelés à se développer rapidement grâce à l'innovation, comme les stylos et les rasoirs jetables. Mais nous n'irons jamais sur un marché que nous ne connaissons pas. Nous avons les moyens financiers, mais les opportunités sont assez rares.


Décryptage

En vendant chaque jour quelque 21 millions d'articles de papeterie, 9,5 millions de rasoirs et 4 millions de briquets, Bic est de loin la première marque au monde dans chacune de ces trois activités. Ce qui n'empêche pas le titre de céder 12 % depuis janvier, se retrouvant à des niveaux de valorisation historiquement bas. Les résultats semestriels, pourtant conformes aux attentes, n'ont apporté qu'un soutien passager.

Pour faire face à une concurrence toujours forte sur ses marchés, le groupe continue à jouer la carte de l'innovation et reste intéressé par une acquisition. Au 30 juin, il dispose d'une trésorerie de 15 millions d'euros et affiche un endettement nul face à 1,2 milliard d'euros de fonds propres.


Conseil : ACHETER Faible niveau de valorisation
Propos recueillis par Perrine Delfortrie
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SES SES : 13.30€  (+1.65%) 13.58€
+1.65%
VIVENDI VIVENDI : 19.75€  (+1.39%) 20.42€
+1.39%
M6 METROPOLE TV M6 METROPOLE TV : 11.89€  (+1.31%) 12.33€
+1.31%
MANITOU BF MANITOU BF : 10.00€  (+1.09%) 10.23€
+1.09%
SODEXO SODEXO : 35.39€  (+0.56%) 36.2€
+0.56%
KAUFMAN ET BROAD 7.14€
-15.00%
ORCO PROPERTY GRP 5.36€
-12.99%
TRIGANO 3.32€
-11.94%
EURAZEO 32.71€
-8.48%
UBISOFT ENTERTAINMENT 18.38€
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