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Bruno Bich : « Avec le temps, Bic réalisera de nouvelles acquisitions »
La Vie Financière N°3145 / Vendredi 16 Septembre 2005 / Catégorie : Actualité

Dans ces temps difficiles, le président est satisfait des résultats semestriels et confiant dans l'avenir.
 

Vous avez annoncé des résultats semestriels supérieurs aux attentes des analystes. Avez-vous modifié vos prévisions annuelles ?

En effet, les six premiers mois de l'année se sont bien déroulés. Dans la papeterie, sur un marché atone, voire en légère baisse, notre chiffre d'affaires a augmenté de 7,9 % à données comparables. Comme l'année dernière, nous avons continué à gagner des parts de marché, tout en améliorant notre marge. La rentrée des classes s'est bien passée des deux côtés de l'Atlantique. Et, malgré la concurrence des marques de distributeurs, nos produits classiques continuent d'être appréciés. Dans les briquets aussi, alors que le marché est en baisse, nous avons accru nos ventes de 14,5 % à données comparables, grâce aux briquets de poche et aux briquets multi-usages. Nous avons également gagné des parts de marché, tout en améliorant la rentabilité de cette branche. Dans les rasoirs enfin, les ventes ont progressé de 8,4 %, dans un marché en hausse de 3 %, nous permettant encore une fois d'augmenter nos parts de marché, surtout en Amérique du Nord. Ce premier semestre n'est pas extrapolable. Nous maintenons nos objectifs annuels, à données comparables, d'une croissance du chiffre d'affaires de plus de 6 % et d'une augmentation du résultat d'exploitation hors éléments exceptionnels supérieure à celle des ventes.

Vous disposiez, fin 2004, d'une trésorerie nette de plus de 150 millions d'euros. Où en sont vos projets d'acquisition ?

Nous cherchons des opportunités de développement, notamment dans la papeterie. Cette année, rien ne s'est concrétisé. Dans la papeterie, il existe beaucoup de petites sociétés familiales avec lesquelles nous sommes en contact depuis des années. Il faut bien les connaître et convaincre les propriétaires que, s'ils veulent vendre leur affaire, elle sera entre de bonnes mains chez nous. Parfois, cela prend du temps, comme cela avait été le cas pour les stylos Stypen.

Etes-vous ouverts à d'autres activités que celles dans lesquelles vous êtes présent ?

Nous donnons la priorité à nos trois métiers, mais nous n'avons pas changé, ce que nous avons toujours dit. Si une acquisition se présente dans un segment proche des nôtres, dont on connaisse à la fois les consommateurs et les circuits de distribution, nous l'étudierons. L'acquisition de Wite-Out et celle de Tipp-Ex en en sont de très bonnes illustrations.

Pensez-vous, comme en 2004, renouveler le versement d'un dividende exceptionnel ?

Cette décision est intervenue l'an dernier à titre exceptionnel car nous avions du cash. Nous avons donc souhaité en faire profiter nos actionnaires.

Le rachat de Gillette par Procter & Gamble va-t-il profondément changer les choses pour Bic ?

Ce rapprochement change un peu la donne, mais pas fondamentalement. Quand nous sommes arrivés en Amérique en 1958, Gillette, avec Paper Mate, était le roi du marché. Cela ne nous a pas empêchés de croître. Nous avons toujours fait face à des concurrents puissants ; maintenant, nous ferons face à des groupes encore plus importants. Dans le rasoir, nous avons sans aucun doute plus d'atouts qu'il y a trois ans. A nous de continuer à bien travailler, en offrant de bons produits, au juste prix, et en comprenant sans doute encore mieux leurs circuits de distribution. Quand une société poursuit son travail d'innovation, comme nous le faisons dans nos trois catégories de produits, elle trouve toujours des débouchés


DÉCRYPTAGE

Le spécialiste des stylos, briquets et rasoirs jetables se porte bien. En témoigne les performances du premier semestre 2005. En dépit de la morosité de la consommation en Europe et d'une concurrence toujours très vive, le groupe a gagné des parts de marché, tout en améliorant ses marges. Les dirigeants maintiennent leurs objectifs annuels, qualifiés de prudents par certains analystes. Enfin, si le mariage de Procter & Gamble n'inquiète pas outre mesure le groupe, il a en revanche eu le mérite de réveiller le titre en Bourse. Sous l'effet d'un net rattrapage, l'action Bic affiche un gain de près de 30% depuis le début de l'année, retrouvant ainsi un niveau oublié depuis 2000


Conseil : Conserver les titres acquis en début d'année. A court terme, il y a peu à en attendre après leur récente envolée. Mais une belle dynamique interne ajoutée aux projets de croissance externe nous conforte dans notre objectif de 52 euros
Propos recueillis par PERRINE DELFORTRIE
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TOTAL GABON TOTAL GABON : 257.57€  (+4.83%) 270€
+4.83%
RODRIGUEZ GROUP RODRIGUEZ GROUP : 2.20€  (+3.90%) 2.4€
+3.90%
VIVENDI VIVENDI : 19.75€  (+3.57%) 20.86€
+3.57%
BIC BIC : 38.16€  (+3.47%) 40.53€
+3.47%
EUROFINS SCIENT. EUROFINS SCIENT. : 32.21€  (+3.24%) 33.42€
+3.24%
KAUFMAN ET BROAD 7.47€
-11.07%
ORCO PROPERTY GRP 5.6€
-9.09%
GUYENNE GASCOGNE 48.03€
-7.81%
SECHILIENNE SIDEC 23.42€
-7.17%
CANAL + 4.16€
-7.14%

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