Archives
| Atos Origin : une belle valeur à un niveau opportun |
| La Vie Financière N°3111 / Vendredi 21 Janvier 2005 / Catégorie : Analyse |
Le titre semble peu valorisé et les fondamentaux du groupe devraient encore s'améliorer. Une bonne tactique : acheter des calls. |
|
Si Atos, contrairement à son concurrent Cap Gemini, ne figure pas dans le CAC 40, sa capitalisation boursière est pourtant légèrement supérieure. En outre, ces deux leaders européens, dont les activités tournent autour du service informatique (infogérance, conseils, intégration de systèmes), ont un profil bien différent. Atos bénéficie en effet de fondamentaux en nette amélioration, avec une faible exposition au dollar due à une modeste implantation du groupe outre-Atlantique. Tandis que Cap Gemini, dont les ventes en Amérique du Nord représentent un peu plus de 30 % du chiffre d'affaires, est en perte de vitesse. Bref, la rentabilité d'Atos est bien meilleure avec, de surcroît, une nette avance dans l'infogérance (sous-traitance informatique), segment le plus porteur, qui représente environ 50 % de son chiffre d'affaires. Une activité dans laquelle les contrats peuvent être signés pour une dizaine d'années. De quoi voir les marges brutes de cette SSII augmenter encore. D'autant que, malgré une restructuration drastique due à l'intégration fin décembre 2003 de Sema (une filiale de Schlumberger qui a quasi doublé la taille d'Atos), la direction d'Atos envisage une marge brute de 7 % en 2004. Enfin, l'endettement du groupe, qui devrait être ramené à 550 millions d'euros (soit 35 % des fonds propres), semble raisonnable. Autant d'éléments positifs pour redonner un peu de mordant à la valeur. Nous sommes donc confiants dans sa capacité de rebond à court terme. A 50,50 euros, le titre est valorisé à moins de 16 fois le bénéfice net estimé pour l'année 2004, ce qui paraît raisonnable. Sans compter que les synergies dégagées grâce à l'intégration de Sema devraient apporter à Atos de plus larges perspectives dues, notamment, à des économies d'échelle. De quoi faire de cette belle valeur, qui figure parmi les préférées de La Vie financière, une superbe machine à cash dans un avenir proche. Toutefois, force est de constater que ce sous-jacent est associé à une faible gamme d'émission de warrants. Et seul le call (code 2546Z) émis par Commerzbank s'adapte à notre scénario haussier. Nous l'avons sélectionné compte tenu de ses excellents indicateurs techniques. Doté d'une volatilité implicite de 34 % (volatilité du warrant) bien inférieure à celle proposée par d'autres émetteurs, ce warrant accompagne ainsi un meilleur rapport qualité/prix. Ce qui lui octroie une plus forte réactivité qui devrait permettre ainsi à notre objectif de vente d'être plus aisé ment rejoint. Ce call représente donc le meilleur véhicule pour jouer la hausse. Sur ce warrant, notre limite d'achat est néanmoins prudemment fixée, à partir d'un repli du titre, vers 49 euros. Une prudence due à la forte volatilité du titre, qui amplifie les moindres mouvements des indices boursiers en manque de visibilité. D'autre part, sa durée moyenne associée à un prix d'exercice relativement élevé (voir tableau) justifie un scénario à très court terme. Notre limite de vente (+ 40 %) serait certes rejointe à partir d'un rebond du titre vers 53 euros (+ 8 %). Un scénario relativement sage, au premier abord. Toutefois, nous nous accordons un délai court, de six à sept semaines environ (au maximum d'ici à la mi-mars), pour le voir se réaliser. |
ERIC ATTAL |
Copyright © La Vie Financière. Tous droits réservés. |
Toutes les archives /
Retour





