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| A la recherche d'acquisitions |
| La Vie Financière N°3149 / Vendredi 14 Octobre 2005 / Catégorie : Bourse |
ROBERTET |
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L'action du groupe grassois a abandonné près de 20 % depuis ses plus hauts annuels, en mars. Cette baisse est la conséquence de résultats 2005 attendus en repli, quoique ce recul des bénéfices ne constitue pas une contre-performance. C'est l'ensemble des professionnels des arômes alimentaires et des compositions pour parfumerie qui pâtit d'un marché morose. Les leaders mondiaux, le suisse Givaudan et l'américain IFF, n'y échappent pas. La situation est surtout difficile en Europe, où les clients (industriels de l'alimentaire, des cosmétiques, des produits d'entretien, etc.) font face à une consommation atone. Le marché asiatique progresse de quelque 5 % par an, mais les prix y sont encore bas. En revanche, aux Etats-Unis, la vente de produits à forte valeur ajoutée, notamment, reste bien orientée. Dans cet environnement complexe, Robertet est certes de petite taille, avec ses 200 millions d'euros de chiffre d'affaires, mais l'entreprise profite de son internationalisation et d'un portefeuille de clients prestigieux (L'Oréal, Estée Lauder, etc.). Il réalise ainsi 40 % de ses facturations outre-Atlantique, contre 16 % en France. Résultat : au premier semestre, ses ventes ont limité leur repli à 2 %, à 137,4 millions d'euros, et son bénéfice n'a diminué que de 3 %, à 8,2 millions. Le point faible du groupe réside dans sa difficulté à réaliser des acquisitions, essentielles pour relancer sa croissance. Une nécessité dont le président du directoire, Philippe Maubert, actionnaire majoritaire avec sa famille, est convaincu. La consolidation du secteur est enclenchée, mais les prix ont flambé sous l'impulsion de fonds d'investissement mieux-disants. Robertet refuse de suivre, la direction ne désespère pas pour autant. Il est vrai que le secteur reste atomisé, avec une multitude d'acteurs locaux. Pour l'heure, la trésorerie nette pléthorique est utilisée pour des rachats d'actions. Des titres destinés à être annulés, ce qui aura pour effet mécanique d'augmenter le bénéfice par action. Un soutien bienvenu, alors que le consensus des analystes table sur une baisse des profits de 7 %, avant un rebond en 2006. Au cours actuel, la valorisation du titre est en outre devenue plus raisonnable par rapport à ses niveaux historiques et à la concurrence Conseil : On pourra revenir à l'achat vers 109 euros, avec un objectif à un an de 130 euros. La baisse du titre intègre la prévision de ralentissement des bénéfices cette année, alors qu'une acquisition pourrait doper le cours |
A. C. |
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