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| ABN AMRO règlement mensuel étranger - code Sicovam 12817 Recherche proie... |
| La Vie Financière N°2832 / Samedi 18 Septembre 1999 / Catégorie : |
La première banque néerlandaise affiche d'excellents résultats semestriels. Elle figure parmi les « prédateurs » possibles de la Société générale. |
VALEURS ÉTRANGERES |
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otée d'un réseau interna-tional de plus de 2 600 agences dans 74 pays, ABN Amro fait partie du club très fermé des banques universelles comme la Deutsche Bank et Citigroup. Le titre dégage pourtant une performance nettement inférieure à celle de l'indice des banques européennes depuis le début de l'année. Le poids des engagements en Asie et, surtout, au Brésil a nourri les inquiétudes des investisseurs. L'an dernier, ABN a en effet racheté Banco Real, quatrième banque brésilienne, et son exposition brute aux marchés émergents s'élevait à 56 % des fonds propres au 31 décembre. Depuis juin, toutefois, le titre s'est repris à l'annonce de perspectives favorables sur Banco Real et de l'amélioration des bénéfices d'intermédiation, pour coter à 23 euros. La banque a présenté des résultats semestriels d'excellente facture : bénéfice net en hausse de 30 %, à 1,4 milliard d'euros, et un retour sur fonds propres de 27,4 %. La division internationale, qui génère la moitié des profits avant impôts, a fortement contribué à cette performance. Mais aussi la banque d'investissement, avec un résultat avant impôts en progression de 26 %. L'international bénéficie de la croissance de l'Amérique du Nord (27 % du bénéfice imposable) et de la première consolidation de Banco Real. ABN est la première banque étrangère aux Etats-Unis, son second marché domestique. Le groupe sera désormais organisé en quatre centres de profits : l'Europe (incluant l'actuelle division Pays-Bas), l'international, la banque d'investissement et le holding ABN Amro Lease. La direction table sur une croissance d'au moins 30 % de son résultat net cette année, un objectif qui semble réaliste. Un analyste européen prévoit une hausse de 30 % du bénéfice par action en 1999 puis de 12,5 % en l'an 2000. L'OPA amicale de 1,2 milliard d'euros sur la cinquième banque hypothécaire néerlandaise, la BNG, n'aura qu'un impact positif minime sur le bénéfice net par action en 2000 (0,02 euro). Elle portera, en revanche, sa part de marché dans le crédit hypothécaire à 25 %, au deuxième rang derrière la Rabobank. Après ses échecs sur la Générale de banque et le CIC, il manque à ABN une acquisition majeure qui ferait de l'Europe son véritable second marché domestique. Le groupe a pris en mars une participation de 8,76 % dans Banca di Roma. Et noué avec elle des partenariats stratégiques. Banca di Roma a cédé sa filiale, la BNA, à l'Antonveneta, riche banque de Padoue, dont ABN possède 0,5 % du capital. Mais ces liens italiens ont été l'occasion d'un couac qui a pesé sur les cours. Jan Kalff, président de la banque néerlandaise, a dû démentir en août dernier son intention de se renforcer au-delà de 50 % du capital de Banca di Roma. Ce qui a conforté la conviction inverse des marchés. Première banque étrangère en France, ABN Amro mène une politique de niches très rentable dans la gestion de fortune, grâce à des enseignes prestigieuses comme NSM et OBC. L'acquisition de la Société générale lui apporterait un réseau de banques de détail. Avec 1 milliard d'euros de capital excédentaire, ABN ne pourrait procéder que par une offre publique d'échange. En raison de ses visées expansionnistes en Europe, l'action a un réel potentiel d'appréciation, de l'ordre de 25 %. Elle se négocie à 14 fois les bénéfices estimés pour 1999 Acheter vers 21 euros |
Sandrine Voizot |
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